Prix Ilan Halimi

Créé en 2018 à l’initiative de la délégation, le Prix Ilan Halimi récompense chaque année des projets portés par des groupes de jeunes de moins de 25 ans, qui sensibilisent à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Il porte le nom d’Ilan Halimi, en hommage au jeune français victime d’un crime antisémite en janvier 2006, et vise à valoriser la mobilisation de la jeunesse française face aux discours et actes de haine, en encourageant les projets porteurs de fraternité, de respect de l’altérité et de solidarité.

Chaque année, il récompense des projets portés par des groupes de jeunes de moins de 25 ans, à travers plusieurs distinctions :

  • Un Grand Prix
  • Un Prix Étudiant
  • Deux Prix du Jury

Les projets peuvent prendre des formes variées : films, expositions, spectacles vivants, podcasts, recueils de témoignages, actions de sensibilisation ou projets numériques. Tous doivent avoir pour ambition de déconstruire les stéréotypes, de transmettre une mémoire, de faire reculer les préjugés.

Les candidatures sont ouvertes à tous les groupes de jeunes de moins de 25 ans, sans distinction de statut, et seront soumises au même processus d’évaluation.

 

❓ Foire aux questions

Les candidatures sont ouvertes à tous les jeunes de moins de 25 ans, formant un groupe d’un minimum de 5 personnes, résidant en France métropolitaine ou en Outre-mer, qui souhaitent mener un projet collectif pour faire reculer les préjugés racistes et antisémites.

Les initiatives proposées peuvent être très différentes, et peuvent concerner de nombreux domaines tels que la culture, du sport, du numérique.

Depuis sa première édition, la DILCRAH a reçu de nombreuses candidatures portées dans des cadres scolaires, universitaires ou associatifs. Ces projets prennent la forme de podcasts, de films, de livres, d’expositions, de spectacles vivants, de recueils de témoignages ou de recherches d’archives.

Pour participer à l’édition 2026 du Prix Ilan Halimi, il suffit de remplir le dossier de candidature (voir plus haut) et l’envoyer par mail à prix.ilan-halimi@pm.gouv.fr, en prenant soin d’y joindre des photos du projet, une vidéo ou le projet en lui même en version numérique.

 

🏆 Les lauréats 2026

« Vingt ans : le bel âge, l'âge brisé »

Les élèves d’une classe de première STD2A (Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués) ont réalisé, de l'écriture jusqu'à la réalisation finale, une vidéo pour rendre hommage à la mémoire d'Ilan Halimi et dénoncer la violence et les préjugés.

Le choix de l’axe narratif est celui des vingt ans, correspondant à la fois à l’âge des personnages du récit, mais aussi au vingtième anniversaire de la disparition d’Ilan Halimi. Ce parallélisme a conduit les élèves à imaginer l’histoire de deux jeunes femmes, des amies proches, sur le point de célébrer ensemble leurs vingt ans. L’une d’entre elles, parce qu’elle est juive, est enlevée et tuée. L’amie survivante porte alors sa parole. À travers ce récit, elle dénonce la barbarie et conclut par un appel à l’universalisme. 

« Honneur aux Justes »

Une quarantaine de classes a travaillé autour de trois axes : les génocides, les Justes, ainsi que les lieux et époques de cohabitation des cultures monothéistes. L'objectif principal était la réalisation de panneaux de Justes de toute origine, ensuite affichés dans le hall du lycée. D'autres affichages sur des thématiques en lien avec le projet, notamment la tolérance, ont également été réalisés. Tous les élèves du lycée ont ensuite voté pour élire quatre Justes, à honorer par une plaque commémorative et par la plantation de quatre arbres.

« Les passeurs de la fraternité »

Deux classes de troisième ont recensé et déconstruit collectivement les préjugés sur les personnes juives et immigrées, en menant des recherches historiques, scientifiques et sociologiques. Ils ont ensuite imaginé et écrit une histoire dystopique, mettant en évidence les mécanismes du racisme et de l'antisémitisme poussés à leur paroxysme dans une société future, et l'ont réalisée en vidéo avec dessins, animations et enregistrements de voix des élèves.

« Mémoire tsigane »

Le projet est né au sein d'une Maison d'Enfants à Caractère Social (MECS), avec un groupe de jeunes en rupture scolaire, accompagnés par la protection de l'enfance. Après un parcours sur des lieux de mémoire et de nombreuses rencontres, ils ont mené un travail de recherche, d'enquête et d'interview, pour aboutir à la création d'un journal de 50 pages : « Mémoire tsigane. Dans l'ombre d'Auschwitz : les camps d'internement tsiganes du sud de la France (1940-1945) ».

« Lutter contre la haine en ligne »

Composé d'étudiants en Master 1 Droit du Numérique de la Faculté de droit et de sciences politiques d'Aix-Marseille, le collectif s'attache à déclarer des contenus haineux et discriminatoires sur internet, en les faisant remonter à la LICRA, avec qui ils ont noué un partenariat. Ce projet a permis de déclarer plus de 3000 propos racistes et antisémites.

 

🏆 Les lauréats des éditions précédentes

Projet Jardin de la Paix - Simone Veil

Pour l’année scolaire 2018-2019, l’objectif est de valoriser le jardin de la mémoire et des droits de l'homme pour qu’il devienne un « carrefour des mémoires ». En ce sens : les élèves ont travaillé sur des sites ‘oubliés’ des environs liés à l’histoire de la seconde guerre mondiale, qui sera matérialisé dans le jardin.

« Projet Ilan Halimi »

Le Centre Educatif Fermé (CEF) de Saint-Brice-Sous-Forêt accueille des jeunes hommes âgés de 16/18 ans placés suite à une décision de justice. Un projet centré autour de l'histoire d'Ilan Halimi a été mis en place de novembre à décembre 2018, à travers le visionnage du film 24 jours ; une réalisation par les jeunes avec une intervenante extérieure d’un tableau ‘portrait sur écriture’ ; une lecture de la biographie d’Ilan Halimi...

Les jeunes présents ont tous participé à la réalisation du portrait. Ils ont exprimé les mots qu’ils souhaitaient inscrire : exemple démocratie. Ils ont lu la biographie du jeune Ilan, l’affaire du gang des barbares et ont surligné des mots qui leur semblaient intéressants à écrire. Les contours du portrait sont réalisés avec des mots, des phrases dans une démarche d’écriture harmonieuse mais avant tout subjective. Il s’agissait de graver ses émotions pour transmettre un message fort qui leur semblaient nécessaire à exorciser.

L’emplacement matériel des mots et des phrases n’était pas anodin. Les contours des yeux d’Ilan ont pu être matérialisés par les noms de sa famille, la signification de son prénom, les conditions de son décès. Sa bouche a été matérialisé par les mots : injustice, le silence tue, antisémitisme. 

Projet Chara

Le projet intitulé Comprendre Hier pour Agir et Réagir Aujourd’hui (CHARA) a pris place de janvier 2018 à juin 2018. L’idée était d’enseigner les génocides reconnus du XXème siècle, pour pouvoir déconstruire le phénomène génocidaire et ainsi éveiller la conscience citoyenne des élèves face au racisme, à l’antisémitisme et aux  discriminations.

« Vitrollywood : tous unis contre le racisme »

Il s’agit d’un festival de création de parodies cinématographiques par et pour les jeunes. La réalisation s’est déroulée sur 3 phases. Il y a eu 7 stages d'initiation à la réalisation audio-visuelle (lutte contre racisme). Ce projet a touché des jeunes de 12 à 17 ans qui ont participé à la cérémonie d'ouverture du festival, soirée de diffusion publique etc.

Cérémonie de remise du prix Ilan Halimi, lauréats 2020

« Tous égaux sous le masque »

C’est une campagne de sensibilisation sur les préjugés et stéréotypes racistes et antisémites qui a été menée au sein des classes du lycée de seconde (par des interventions dans les classes) et au sein de l’établissement (par la réalisation d’un podcast sur le sujet ainsi qu’une campagne d’affichage). 

Photo de la campagne de sensibilisation menée par les lauréats de 2021.

 « Gap au fil de l’histoire »

Les élèves du lycée Sévigné de Gap ont mené un travail sur 2 ans pour réaliser un livre numérique qui replace l'histoire de Gap dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale et de la Shoah à travers le parcours d’une famille juive cachée et en partie déportée : conférence de l'ONACGV sur "Les Alpes pendant la Seconde guerre mondiale" et "Les Justes parmi les Nations", participation à des ateliers du Mémorial de la Shoah, collecte de documents locaux, recueil de témoignages, participation aux rencontres photographiques d'Arles, ateliers de design pour la conception graphique de l'ouvrage.

Extrait du livre numérique des lauréats 2022.

« Dans leurs Yeux »

Le projet a vu le jour pour répondre à une série d’altercations à caractère raciste entre détenus du quartier pour mineurs du centre pénitentiaire en leur donnant des connaissances historiques sur la création des stéréotypes. Ces jeunes détenus ont conçu une exposition interactive de huit affiches, un questionnaire et un quiz sur les préjugés racistes et antisémites.

Photo de l'exposition interactive des lauréats 2023.

« Une nuit étoilée, contre l’antisémitisme »

Le projet porte sur un court-métrage réalisé par une équipe, composée de jeunes de 16 à 25 ans. Ils ont passé des jours à éplucher les archives, à creuser le sujet pour se l'approprier, puis à assembler les séquences vidéos, avec l'aide du réalisateur Renaud Fély et de la Mission locale de Limoges.

Extrait du court-métrage des lauréats de l'édition 2024.

« Le conflit israélo-palestinien »

Onze élèves de terminale ont organisé un cours sur le conflit israélo-palestinien pour des classes de seconde, en réponse à des faits antisémites dans leur propre classe. Après un enseignement approfondi avec leur professeur et l’Association française des victimes de terrorisme, ils ont transmis leurs connaissances le 7 octobre 2024, un an après une attaque terroriste. Ils ont aussi réalisé un podcast pour présenter leur démarche et ses impacts.

Remise du prix Ilan Halimi, édition 2025.

Pour aller plus loin

Les dernières actualités

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information