Entretien avec STOP homophobie sur les guets-apens LGBTphobes

  • LGBTphobies

  • Actualité institutionnelle


Dans le cadre de la conception du Guide de prévention des guets-apens LGBTphobes, la DILCRAH a échangé avec le secrétaire général de STOP homophobie sur les recommandations à destination des victimes, ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement mis en place pour les soutenir face à ces violences.

Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association STOP Homophobie.

 

Que recommandez-vous aux victimes avant une rencontre ?

Avant une rencontre, nous encourageons chacun à faire preuve de prudence sans renoncer à sa liberté. Il est important de privilégier les plateformes les plus sécurisées, de vérifier le profil de la personne et, si possible, d’échanger par appel ou visioconférence avant de se déplacer. Nous conseillons aussi de choisir un lieu public, de prévenir un proche du lieu et de l’heure du rendez‑vous et d’éviter de partager trop d’informations personnelles. Ces précautions simples peuvent réduire considérablement les risques.

 

En cas de guet-apens, qui peut vous contacter et comment ?

Toute personne victime ou témoin d’un guet-apens peut nous contacter, directement ou par l’intermédiaire d’un proche. STOP homophobie dispose d’une ligne d’écoute anonyme au 07 71 80 08 71, d’une adresse mail dédiée contact@stophomophobie.com et d’un formulaire sécurisé sur notre site internet www.stophomophobie.com.

Nous pouvons également être sollicités via les réseaux sociaux de l’association, mais pour des raisons de confidentialité, nous privilégions le contact direct par téléphone ou mail.

 

Comment accompagnez-vous concrètement les victimes ?

STOP Homophobie propose un accompagnement global et confidentiel. Nous écoutons d’abord les victimes, puis les orientons selon leurs besoins : dépôt de plainte, soutien juridique, psychologique ou social. Nous les aidons à constituer un dossier, à comprendre leurs droits et à trouver des interlocuteurs formés (forces de l’ordre, avocats, psychologues). Lorsque c’est nécessaire, nous assurons un suivi dans la durée et pouvons mettre les victimes en lien avec des partenaires spécialisés, en France ou à l’étranger.

 

Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux victimes qui hésitent à parler ou à porter plainte ?

Notre message est simple : vous n’êtes pas seul. Ce qui vous est arrivé n’est pas de votre faute. Parler, c’est déjà une première étape vers la reconstruction et c’est aussi une façon de faire reculer la haine. Porter plainte est un droit, pas une obligation. Mais c’est un moyen important pour être reconnu comme victime et faire condamner les auteurs. Chaque témoignage compte, car il contribue à faire évoluer la société et à renforcer la protection de toutes les personnes LGBT+.

 

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information